Mesure des coûts et de gains financiers d’une démarche d’innovation participative

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Publié le 9 janvier 2017 par Ronan Minvielle – 17 commentaires

Meilleurs vœux à tous les membres d’innov’acteurs pour cette nouvelle années 2017.

A RTE, nous nous fixons entre autre comme objectif de mesurer les coûts et les gains de notre démarche d’innovation participative J.nov.

C’est un sujet complexe puisque l’innovation apporte un ensemble de gains en termes de qualité de vie au travail et de motivation qui engendrent une performance qu’il est difficile à mesurer de façon directe objective. De même que certaines idées engendrent des dépenses qui s’inscrivent dans le cadre de la démarche de responsabilité sociale, sociétale et environnementale de RTE et qu’il n’y a pas de gains financiers à en tirer.

Je crois que ce travail de mesure a déjà été mené dans certaines entreprises et nous serions donc très intéressés pour avoir vos retours d’expérience et recommandations.

Un grand merci par avance pour votre aide,

Ronan

17 commentaires

  1. Bonjour Ronan,

    Je dispose d’une présentation qui démontre que l’innovation participative est rentable, y compris :
    – si aucun projet n’aboutit
    – si on ne tient pas compte de l’effet sur la motivation des collaborateurs

    Les gains proviennent uniquement du maintien de la disponibilité des collaborateurs pour intervenir rapidement sur les projets prioritaires.
    L’innovation occupe les collaborateurs, et les empêche de démarrer un nouveau projet stratégique.
    Sans cela, les collaborateurs temporairement sans tâche seraient tentés de démarrer un nouveau projet, ce qui aurait pour effet de créer un embouteillage et de réduire le débit de projets.
    Il s’agit d’un phénomène similaire à ce que l’on observe sur les autoroutes lorsque trop de voitures s’engagent.

    Si vous m’indiquez votre adresse email, je pourrai vous faire parvenir cette présentation.

    Bien à vous,
    Jerome

    1. Bonjour Jérome je suis intéressé également par cette présentation.
      Sinon, c’est un vaste sujet. Nous avions il y a quelque temps essayé de mettre en place un système de calcul, mais qui s’est révélé un peu trop complexe et qui a donc été délaissé.
      De mémoire les entreprises industrielles (Michelin, SNCF entre autres) calculent bien ce ROI.

      A bientôt
      Emmanuel

      1. Bonjour Emmanuel,
        Je t’envoie le document en question par mail.
        Nous pourrons continuer à échanger sur ce forum pour en faire profiter les autres participants.
        Jerome

      2. L’enjeu est effectivement d’éviter de créer un machine trop complexe sinon le système mourra rapidement.

        Pour notre part, nous comptons dans un premier temps cibler les idées lauréates de campagnes innovation et de nos trophées nationaux, ainsi que les idées largement démultipliées. Le but est de concentrer notre énergie sur les quelques cas où cette analyse de gain est pertinente.

        Si on trouve des moyens simples d’évaluation, alors on pourra envisager d’élargir le périmètre.

        Quoi qu’il en soit l’analyse de Jérôme sur BNP Paribas est un bon complément à cette réflexion.

    2. Merci Jérôme, j’ai bien reçu votre présentation et je vais la regarder avec intérêt. Votre approche est vraiment intéressante!

      Ronan

    3. Bonjour,

      je serais également intéressée par votre analyse car même si notre démarche est récente (2 ans), nous souhaitons commencer à apporter des éléments de rentabilité.
      Nos premières réflexions nous amenaient naturellement sur les gains générés par les idées développées. Votre analyse amène un autre éclairage qui me semble pertinent.
      Je vous remercie par avance pour votre envoi.
      Françoise Roux

    4. Bonjour Jérôme; je suis moi -même très intéressée par votre présentation.
      Pouvez-vous me la faire parvenir par mail ?
      sandrine.larcher@cpam-versailles.cnamts.fr
      Merci beaucoup !

  2. Au delà de l’intérêt des échanges quant à la question postée – qui est vieille comme l’IP ! – merci d’avoir initialisé ce nouveau mode d’échange mis en place avec la nouvelle version de notre site Innv’Acteurs, pour que nous nous l’approprions.
    Je le vois comme un test, c’est pourquoi je coche pour être notifié par mail à chaque nouveau commentaire, bien que je vois dans ce nouvel outil l’espoir que nous y avons mis de désengorger à terme nos boîtes mail …

  3. Bonsoir à tous

    Je suis également preneuse du document
    Ce sujet étant particulièrement récurent

    bien à vous
    bon weekend

    Muriel

  4. Bonjour,

    Voici le document dont j’ai parlé plus haut

  5. Bonjour,
    Pour notre démarche d’innovation participative, nous calculons en effet les gains et les coûts de mise en place des idées.
    Nous cherchons à avoir un gain annuel.

    ATTENTION : toutes les idées n’ont pas des gains chiffrables , ex : celles qui améliorent la sécurité, les conditions de travail, les délais, …)

    Pour les coûts, c’est facile, nous prenons la somme des dépenses générées pour la mise en place de l’idée. Puis, nous ramenons cette somme à une dépense annuelle en divisant le coût par un nombre d’années (10 si c’est une modification bâtiment, 5 si c’est une modification machine, 3 si c’est un investissement informatique, ….)
    Pour les gains, nous regardons quelles sont les natures qui ont des différences et nous les valorisons sur un an (ex: pertes matières, …)
    Le gain net est la somme des gains annuels moins la dépense ramenée sur 1 an

  6. Plutôt qu’un ROI au sens comptable, je me suis toujours attaché à faire un bilan plus large que financier de l’apport d’une innovation participative une fois son implémentation faite (NB : ce n’est donc plus un outil d’aide à la décision).
    Cette implémentation impacte souvent, au delà de la motivation des auteurs et des acteurs potentiels, d’autres valeurs pour l’entreprise. Un exemple que j’ai longtemps pris : le « plastoscellé » imaginé par Maurice ALLAMY, un de mes collègues travaillant à l’époque à Grenoble..
    Il s’est agi de remplacer des scellés (essentiellement utilisés sur les compteurs et autres boitiers auxquels l’accès doit être réservé) initialement constitué d’une pastille de plomb et d’un fil de fer perlé, i.e. avec de petites excroissances pour y faire adhérer la pastille de plomb après écrasement dans une pince à plomber laissant la marque de celui ayant effectué le scellé.
    Les employés amenés à poser ces scellés ou à les remplacer après intervention sur les appareils concernés se blessaient régulièrement par piqure sous les ongles pour avoir laissé, toujours à portée, les fils de fer perlés dans les poches de leur bleu de travail : c’est ce qui avait motivé notre innovateur. Observant ce qui existait déjà en matière de scellés en plastique, il sollicita un industriel du domaine pour en faire réaliser en vue de remplacer ceux en acier et plomb, respectant les mêmes fonctionnalités. Le savoir faire conduisit à une rapide solution, reconnue comme innovation participative puis généralisée – non sans critiques et résistances … Elle permit d’économiser quelques centimes par scellés – toujours cela, pour un distributeur qui en consommait plusieurs millions ; quant à l’industriel, il élargit son catalogue pour d’autres utilisateurs.
    MAIS, au bilan de l’implémentation, l’essentiel s’est révélée ailleurs :
    – certes il n’y avait plus de blessures sous les ongles
    – mais le risque d’accident spécifique lié à la chute du fil métallique sur des conducteurs sous tension disparut
    – les pastilles de plomb, résidus des scellés déposés, ne risquaient plus de trainer dans la nature (des millions de fois 5 g d’un polluant notoire)
    – et la possibilité de disposer de plastiques de différentes couleurs permit de différencier les cas de scellés.
    Voici donc le « ROI nouveau » tel que je l’ai toujours conçu : Résultat Opérationnel d’Implémentation.
    Qu’en pensez-vous ?

  7. Bonjour Jérôme

    Je suis également intéressée par votre présentation.
    Pouvez-vous me la faire parvenir par mail ?
    cecile.rigaumont-beugnet@carsat-nordpicardie.fr
    Merci beaucoup !

    1. Bonjour Madame Rigaumont,
      Si vous remontez un peu la conversation, vous pour trouver le fichier dans le dernier commentaire de Jérôme Dubois (23 janvier 2017 à 23 h 07 min)

  8. Bonjour,
    On fait probablement tous ce nécessaire exercice de valorisation financière de chaque idée, ne serait-ce que pour savoir si on la met en œuvre ou pas.
    Pour la valorisation de la démarche globale, je suis plus réservé quant à la pertinence d’une mesure micro-économique ; en effet la démarche produit d’autres effets que la somme des valeurs unitaires des idées, notamment sur l’implication des salariés et donc sur leur « productivité » et sur leur « Qualité de Vie au Travail ».
    La démarche induit également un nouveau mode de management plus participatif, ça peut même être l’objectif principal : modifier les comportements managériaux, donner plus d’espaces d’initiative à tous.
    Bref, à un moment, il faut y croire…
    Pour en parler

  9. Bonjour,
    Totalement d’accord avec Hubert. Les gains qualitatifs (libérer l’initiative, la créativité, la volonté de faire de mieux en mieux jour après jour, bref développer l’état d’esprit progrès continu de chacun) sont aussi voir plus importants que les gains qualitatifs.
    Pour faire une priorité simple sur les idées il est possible d’attribuer des étoiles sur 3 ou 4 critères (par ex Faisabilité, Rentabilité, Délai de mise en œuvre, Généralisation), avec des pondérations choisies qui donneront un score sur 10.

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